Dernière mise à jour :2008-10-07

sciences

(336 - 323 av. J-C.)

Visage d'Alexandre le Grand

Fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias. Son destin exceptionnel fait de lui l'une des plus grandes figures de toute l'Antiquité. Reprenant les idées de son père, il voyait dans l'empire perse l'oppresseur de la Grèce.

Enfance

Philippe II confia à Aristote l’éducation de son fils. Il lit Homère, les poètes lyriques et les auteurs tragiques. Alexandre acquiert ainsi une culture classique qui fait de lui un parfait jeune noble grec. Sa mère l'a convaincu qu'il descendait d'Héraclès par son père et d'Achille par elle-même.

Alors âgé seulement de 13 ans, il dompte le cheval Bucéphale en comprenant qu'il avait peur de son ombre. A 16 ans, en l’absence de son père, il assume la régence du royaume ; à 18 ans, il participe à la bataille de Chéronée. En 336, à 20 ans, il succède à son père.

A la mort de Philippe, les cités grecques pensent pouvoir profiter de sa jeunesse pour s'affranchir de la tutelle macédonienne. Lors d'une campagne éclair, Alexandre fait raser Thèbes (335) où seuls seront épargnés la maison de Pindare et les temples pour bien montrer qu'il n'est pas un barbare.

À la conquête du monde

Il passe l'Hellespont au printemps 334 à la tête de trente-cinq mille hommes, incluant des contingents grecs de toutes les cités, sauf de Sparte. Il rejoint l'armée de Parménion que son père avait laissé en Asie. Dès lors sa vie n'est plus qu'une vaste conquête. La bataille du Granique lui ouvre l'Asie Mineure. Les colonies grecques sont "libérées". Par la Cappadoce, il descend en Cilicie, suit la côte et écrase les Perses à Issus. Parménion s'empare à Damas du camp de la famille royale avec un immense butin. Alexandre rejette les offres d'alliance de Darius et s'avance le long de la côte avec l'idée de protéger ses arrières. Il s'empare de la Syrie et met le siège (332) devant Tyr pendant sept mois, devant Gaza pendant deux. L'Egypte l'accueille en libérateur et lui décerne les honneurs divins. Lors de son voyage à l'oasis d'Ammon, les prêtres lui confirment son origine divine.

Il fonde Alexandrie sur l'emplacement de Rakoti. Au printemps 331, il quitte Memphis et la bataille de Gaugamèles lui livre Babylone, Suse et Persépolis qu'il incendie pour venger la destruction de l'Acropole par les Perses 150 ans plus tôt. La trahison des satrapes Bessos et Barsaëntes, qui assassinent Darius, le délivre du sort à lui réserver.

Au nord, Alexandre s'avance jusqu'au Iaxartes (Syr-Daria) et fonde une nouvelle Alexandrie. La conquête (329-327) de la Bactriane et de la Sogdiane est difficile et la rébellion qui s'y déclenche peu après sera férocement réprimée (près de 100 000 morts). En 327, il célèbre à Bactres son mariage avec Roxane, fille de Darius. En 326 av. J.-C., il descend la vallée de l'Indus. La région était alors divisée en petits royaumes rivaux comme celui de Taxila dont le roi Ambhi, appelé aussi Omphis ou Taxile, était alors en guerre contre son voisin Paurawa, appelé Porus par les Grecs. Ambhi s'allia avec Alexandre et lui fournit un contingent de 5000 hommes.

Puis Alexandre descend le long du fleuve et est blessé à l'assaut de la forteresse des Malliens. Il détruit la capitale de Musicanus et fait crucifier les brahmanes qui avaient soulevé le peuple. Mais, sur les rives de l'Hyphase, son armée, épuisée, se rebella. L'armée revint en Perse en traversant le désert de Gédrosie où elle subit de lourdes pertes. Dans le même temps, Néarque accomplit son périple le long des côtes.

Il adopte les mœurs orientales et prescrit les mariages mixtes de soldats macédoniens et de femmes issues des peuples conquis. Cette politique d'assimilation lui fait perdre la confiance de nombreux Macédoniens. Alexandre le Grand fut un prodigieux fondateur de cités. Plutarque lui en attribuait soixante-dix, trente-quatre sont identifiées à ce jour, dont vingt-cinq Alexandrie : Alexandrie en Arie (Herat), Alexandrie d'Arachosie (Kandahar), Alexandrie de l'Oxus (Termez), Alexandrie Eschaté, Alexandrie Bucéphale... Ce goût lui venait autant de sa culture hellénique que de la nécessité de consolider ses arrières de ses vastes conquêtes.

Mort d'Alexandre

De retour à Babylone, Alexandre se lance dans les préparatifs d'une expédition vers l'Afrique. Mais il tombe malade et son état empira rapidement. Quand on sentit sa fin imminente, on lui demanda le nom de son successeur. Très affaibli, Alexandre donna une réponse indistincte où certains comprirent Héraklès, le fils de Basine, et les autres Kratisto, c'est-à-dire " le meilleur ". Le 13 juin 323, au coucher du soleil, il meurt à presque trente-trois ans dans la treizième année de son règne.

Plusieurs hypothèses furent émises sur la mort d'Alexandre. Celle du poison est à écarter car la maladie dura trop longtemps. D'après les symptômes décrits par les témoins on a pensé qu'il était mort soit de la malaria, soit d'une lésion interne grave comme la perforation d'un ulcère gastrique ou une pancréatite aiguë.

Auteur : Jean Savaton

Copie autorisée

Version originale : http://perso.wanadoo.fr/spqr/intr_alex.htm

Date de mise en ligne : 2003-11-17

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