Dernière mise à jour :2008-05-18

mythologie et paranormal

AVANT J-C

Vers 25 000 ans avant J.-C. les peintures rupestres sont les premiers témoignages de la croyance des hommes. Elles représentent des animaux, mais également, sauf erreur d'interprétation (l'art est parfois indéfinissable, mais hélas les artistes ne sont plus là pour en parler), des personnages qui ressemblent plus à des êtres essentiels qu'à des êtres humains (peintures du massif du Tassili (Sahara), du Kimberly (Australie), etc.). Il faudra attendre le 5e millénaire avant J.-C. pour voir véritablement émerger le monde de féerie : en Egypte ainsi que dans les cités-états de Mésopotamie ont commence à sculpter et à peindre sur les murs les esprits de la nature ainsi que des dieux. A partir du 4e millénaire avant J.-C., les premiers temples-pyramides sont construits, on peut alors en voir en Chine, en Inde, et même au Pérou. Dès le 2e millénaire avant J.-C., la croyance en l’existence des êtres essentiels est visible chez les Assyriens et les Phéniciens, mais surtout en Grèce où le culte de ces entités va se développer d’une manière extraordinaire. A la même période, dans la région qui deviendra plus tard Israël, différentes peuplades vouent un culte à des dieux essentiels, contre lequel les premiers juifs lutteront. C’est en effet à cette époque qu’Abraham reçoit la révélation concernant l’existence d’un Dieu unique (environ 1800 ans avant J.-C.) et, dans ce même millénaire, vers 1250 av. J.-C., que Moïse reçut les dix Commandements.

APRES J-C

Cent ans après J-C, Rome vénère les dieux mais également les êtres essentiels. On les célèbre dans tout l’empire romain, ainsi que dans les peuplades tels que les Gaulois ou les Helvètes. Deux cents ans après la naissance du Christ, une nouvelle apogée dans la connaissance des êtres essentiels et dans le culte des dieux a lieu chez les Germains.

VIe APRES J-C

La création de l’Islam n’entrave pas l’essor de la croyance en l’existence des êtres essentiels mais la renforce. Le Coran affirme en effet qu’en plus des anges et des êtres humains, Dieu a créé les djinns ou génies. Ceux-ci sont les habitants du monde subtil mais ils effectuent de nombreux travaux dans la matière. D’après le Coran - qui parfois s’adresse en même temps aux humains et aux djinns (LV, 31-34) - Salomon aurait construit le temple de Jérusalem avec l’aide des êtres essentiels (XXXVIII, 36-41).

LE MOYEN-AGE

Durant cette période, l’Eglise cherche vainement à éradiquer la croyance, non plus dans les dieux - chez nous, elle est peu vivante pendant cette époque - mais en l’existence des « petits » êtres essentiels : gnomes, elfes, lutins, fées… Ceci se fit en opposition avec certains membres de l’Eglise parmi les plus éminents, comme par exemple au XIIe siècle, l’abbesse Hildegarde de Bergen qui confirme leur existence dans ses écrits. Dans son ouvrage « De la vie méritoire », elle décrit comment les êtres essentiels se plaignent auprès d’un envoyé de Dieu, de ce que les humains détruisent la nature et contrarient leur activité, en ne respectant pas les lois et les cycles naturels.

XIVe - XVe

A la fin du Moyen-âge : tout au long des 14e et 15e siècle, le culte des dieux est en pleine expansion chez les Incas et les Aztèques. En Europe, au 16e siècle, c’est le célèbre médecin Paracelse qui entretient le savoir sur les petits êtres essentiels, en consacrant l’un de ses nombreux ouvrages à ces êtres qu’il disait connaître parce qu’il les voyait.

XVIIe - XVIIIe

Au 17e et 18e siècle, les Indiens d’Amérique du nord entretiennent un contact étroit avec la nature et les êtres essentiels, tout comme les autochtones australiens que Cook découvrit à cette même époque.

XIXe - XXe

Au 19e et 20e siècle, la croyance en l’existence des êtres essentiels semble au premier abord éradiquée par le christianisme. En réalité, dans pratiquement toutes les régions du globe où ils se rendent les missionnaires chrétiens se trouvent confrontés à l’animisme des peuples qu’ils veulent convertir. L’animiste croit en des forces personnalisées animant la nature. Aujourd’hui encore, la croyance en l’existence des êtres essentiels est relativement bien ancrée dans une partie importante de la population mondiale.

CONCLUSION

Pour une croyance considérée comme erronée - parce que sortie de l’imagination de l’être humain - elle est d’une longévité exceptionnelle. Habituellement, les fausses conceptions humaines durent un temps limité, puis sont remplacées par une nouvelle conception. Le plus souvent, après quelques années, décennies, voire siècles, l’erreur est reconnue et remplacée par des conceptions plus en accord avec la réalité. Ici, cependant, ce n’est pas le cas. La croyance en l’existence des êtres essentiels dure depuis des millénaires et ne semble pas près de s’éteindre. On est ainsi de nouveau amené à penser qu’elle n’est pas le fruit de l’imagination humaine, mais le résultat de l’expérience vécue et d’une vision directe. Si cette croyance a été présente tout au long de l’histoire de l’humanité, disparaissant ici, naissant là, ce n’est pas parce qu’elle a été transmise de manière étonnamment fidèle de génération en génération, mais parce qu’elle peut être redécouverte à tout moment. En effet, étant donné le rôle fondamental que remplissent les êtres essentiels dans la bonne marche de la nature, leur présence est constamment nécessaire. Ils peuvent être vus et observés à tout moment, et la certitude de leur existence redevenir vivante à n’importe quel moment.

Auteur : Christelle

Copie autorisée

Version originale : http://perso.club-internet.fr/damien.boulay/Christelle/faerie/pays/ATraversAge.html

Date de mise en ligne : 2004-08-11

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