Dernière mise à jour :2008-09-17

mythologie et paranormal

Le mystère Atlantide

Qui n'a ententu parler de cette île fabuleuse, à la civilisation très brillante, qui aurait été brutalement engloutie? A la suite de Platon (IVè siècle av. J.-C.), les écrivains grecs antiques ont situé l'Atlantide au-delà des ' colonnes d'Hercule ' (le Détroit de Gibraltar), dans l'océan Atlantique et fait remonté sa disparition à 9600 ans avant notre ère ! D'innombrables légendes, colportées hors du monde grec et reprises au long des siècles par des écrivains européens, sont venues alimenter le mythe de l'Atlantide. Mais les historiens et les géopraphes modernes émettent des doutes sérieux quant à son existence au beau milieu de l'Atlantique et quant à sa disparition à une époque si reculée. En effet, il y a 11 000 ans, les habitants de la Grèce ne pouvaient guère connaître que le bassin oriental de la Méditerranée et le civilisation était partout balbutiante. En revanche, il est probable que les Anciens aient désigné sous le nom d'Atlantide une île méditerranéenne détruite par une éruption volcanique ou par un tremblement de terre à une époque plus récente; ainsi l'île de Santorin (Thêra) explosa littéralement en 1450 av. J.-C., provoquant un formidable raz de marée qui ravagea la Crète voisine et détruisit les fameux palais de Cnossos. L'Atlantide aurait donc été détruite par un cataclysme et engloutie.

Le paradis de Platon

Platon ne nous en dit pas plus long sur l'Atlantide dans le Timée. Mais il y revient dans un autre dialogue, inachevé, le Critias. Cette fois, la description qu'il nous fait de cette fabuleuse contrée est plus complète. L'Atlantide, dit-il, était une île dont les côtes escarpées s'abaissaient en une large plaine fertile au centre. Elle était riche en minerais de toutes sortes, en gibier, bois d'oeuvre et plantes comestibles. L'antique métropole était une merveille de richesse et de technique. Au centre se dressaient le palais royal et un temple consacré au dieu de la mer, Poséidon, protecteur de l'Atlantide. Ce temple était richement décoré d'or, d'argent, d'ivoire, et d'un étrange métal semblable au bronze, l'orichalque, qui << brillait comme le feu >>. Le centre de l'île était délimité par un canal circulaire large de 180 mètres. Ce canal était entouré d'une enceinte de terre large de 360 mètres, elle-même encerclée d'un canal de 360 mètres, puis d'une autre enceinte de terre de 420 mètres et enfin, d'un canal de 420 mètres qui pouvait facilement recevoir les grands navires. Un autre canal reliait le centre de l'île à l'océan. Critias décrit longuement le régime administratif de l'Atlantide, sa flotte de 1 200 naivres, certaines de ses cérémonies et les inombrables splendeurs de son architecture. Et pourtant, tou cela n'avait qu'une importance mineure: l'Atlantide et ses habitants, nous dit-il, dédaignaient << toute chose, sauf la vertu, et tenaient pour fort peu leur prospérité d'alors >>.

Description de l'Atlantide, extraite du Critias de Platon:

Ils avaient à leur disposition toutes les choses nécessaires, qu'on a coutume de fabriquer dans les villes, ou que l'on fait venir des autres pays. Bien que leur empire leur apportât beaucoup de revenus extérieurs, c'était l'île elle-même qui pourvoyait surtout à tous les besoins de l'existence. D'abord, elle leur donnait en plusieurs endroits tous les produits de l'industrie du mineur, tant solide que fusible, y compris quelque chose dont on ne connaît plus aujourd'hui que le nom, l'orichalque, qui était extrait dans différentes parties de l'île, et avait alors davantage de valeur que tout autre métal, après l'or. Ses forêts fournissaient généreusement tous les bois utiles aux charpentiers et aux maçons et faisaient vivre en abondance des animaux sauvages et domestiques; même les éléphants y étaient nombreux. Il y avait de vastes paturâges pour cette bête, la plus grande et la plus vorace, tout autant qu'une abondante nourriture pour les autres créatures qui vivent dans les marais, les lacs et les rivières, et habitent les montagnes et les plaines. Outre cela, la terre portait toutes les substances aromatiques du monde: racines, tiges, cannes, résines sécrétées par les fleurs et les fruits, et elles y florissaient. Quant aux fruits cultivés, les secs qui nous servent de provision...aussi bien que ceux qui nous fournissent à la fois chair, boisson et huile, le fruit des arbres qui fait notre plaisir et notre gaieté, si difficile à conserver, et que nous servons en desserts délicieux qui réveillent l'appétit du plus repu, tout cela était produit par cette île sacrée, baignée par le soleil, merveilleuse de beauté et de richesses inépuisables. Aussi les rois employaient-ils tous ces dons du sol pour construire et embellir leurs temples, résidences royales, ports, quais et domaines.

Histoire et Atlantide

Mais que savons-nous donc de l'Atlantide ?

Mais que savons-nous donc de l'Atlantide ? La première mention que l'histoire nous en laisse est impressionnante, puisqu'elle nous vient de l'un des sommets de la philosophie occidentale, les Dialogues de Platon, plus précisément de deux des derniers dialogues, rédigés vers 350 avant Jésus-Christ. Le premier, le Timée, rapporte une conversation que le philosophe Socrate et trois de ses disciples auraient eue à Athènes, en 421 avant Jésus-Christ. L'un des disciples, Critias, raconte aux autres une histoire que son grand-père tient de Solon, célèbre poète et législateur athénien. Solon avait fait la connaissance d'un prêtre de la ville de Saïs, lors d'un voyage en Egypte. Celui-ci lui aurait dit que les archives égyptiennes faisaient mention d'une grande guerre, livrée à une époque très lointaine, vers 9600 avant Jésus-Christ, entre Athènes et << une puissante armée qui avançait insolemment pour attaquer toute l'Europe, et même l'Asie >>. Ces envahisseurs, toujours selon le prêtre, sortaient d'une île de l'Atlantiquen l'Atlantide, au-delà des Colonnes d'Hercule ( le détroit de Gibraltar ) . Cette île, plus grande que l'Afrique du Nord et l'Asie Mineure réunies, était le centre d'un puissant empire qui couvrait non seulement de nombreuses îles voisines, mais aussi une grande partie du continent ( << la Lybie jusqu'à l'Egypte et l'Europe jusqu'à la Toscane >> ) . La Grèce, cependant, << l'emporta en courage et talent militaire, et prit la tête des Hellènes. Et lorsque les autres l'abandonnèrent, obligée de se battre seule... elle vainquit les envahisseurs et triompha d'eux et préserva de l'esclavage ceux qui n'avaient pas encore été asservis, et libéra généreusement tous les autres... en deçà des Colonnes. Mais il y eut ensuite de violents tremblements de terre et des inondations et, en un seul jour et une seule nuit de malheur, tous les guerriers furent ensevelis dans les entrailles de la terre, et l'île de l'Atlantide disparut de même dans les profondeurs de l'océan. C'est pourquoi la mer est impassable et impénétrable dans ces régions, barrée d'un haut-fond de boue, causé par l'engloutissement de l'île >> .

Théorie sur sa localisation

Tout au long des XVIe, XVIIe et XIXe siècles, les théories proliférèrent. S'appuyant sur la Bible, la littérature classique, les mythes anciens et quelques rudiments mal digérés d'archéologie, leurs auteurs crurent pouvoir situer l'Atlantide non seulement dans l'Atlantique, mais aussi en Suède, en mer du Nord, en Méditerranée et même au Sahara.

Aujourd'hui, la plupart des atlantologues sourient de ces hypothèses extrêmement fantaisistes, qui n'étaient d'ailleurs pas prises très au sérieux même à leur époque. Mais il est au moins un homme dont les idées ne purent être écartées facilement.

Ignatius Donnelly n'était ni savant, ni explorateur, ni historien professionnel. En fait, c'était un homme politique, député au Congrès des Etats-Unis et ancien lieutenant-gouverneur du Minnesota. C'était aussi un homme intelligent et d'une insatiable curiosité. Féru de lecture, il avait étudié Platon et l'avait pris au pied de la lettre. Son livre, Atlantis: The Antediluvian World, publié en 1882, devint rapidement un succès de librairie. Encore très lu aujourd'hui, il demeure un modèle pour la plupart de ceux qui s'intéressent à l'Atlantide.

En réalité, Donnelly ne présente aucune nouvelle preuve de l'existence de l'Atlantide. Il propose plutôt une synthèse brillante et persuasive, où il incorpore des éléments d'information apparemment disparates, provenant de domaines aussi divers que l'archéologie, l'océanographie, la philologie, la géologie, l'histoire, la mythologie, l'ethnologie, la zoologie et la botanique. Il en tire avec intelligence une argumentation complexe qui semble confirmer en tous points les dires de Platon, tout en y ajoutant de nombreux détails fort intéressants.

Selon Donnelly, une multitude d'indices semblent bel et bien indiquer l'existence d'une grande civilisation, quelque part dans l'océan Atlantique, à l'époque préhistorique. Son centre était un vaste continent insulaire, à l'ouest du détroit de Gibraltar, relié par un archipel d'îles et d'îlots à l'Ancien et au Nouveau Monde. Ses colonies s'étendaient à l'ouest jusqu'au Pérou et à la vallée du Mississippi, à l'est jusqu'à la Méditerranée et à l'Egypte, au nord jusqu'à l'Irlande. Il aurait eu des contacts économiques et culturels avec l'Inde et la Chine.

Ses habitants

Les habitants de cet empire, toujours selon Ignatius Donnelly, appartenaient à trois races. Les plus civilisés, un peu semblables aux Indiens d'Amérique centrale, aux Berbères ou aux Egyptiens d'aujourd'hui, avaient une ossature fine et le teint cuivré. Le deuxième groupe était celui des fils de Chem, peut-être de race jaune. Le troisième et le plus nombreux ressemblait aux Grecs, aux Scandinaves ou aux Celtes modernes. Malgré certaines rivalités, ces groupes vécurent en assez bonne intelligence pour créer une culture de l'âge du bronze exceptionnellement avancée et ils en étaient à l'âge du fer au moment du grand cataclysme.

Auteur : Hermaphrodiable

Copie autorisée

Version originale : http://hermaphrodiable.free.fr/Atlantide.htm

Date de mise en ligne : 2003-10-15

Aucun commentaire pour l'instant.